CFC des compagnons du tour de France (Limoges)Les actualités
Le Conseil Général de la Creuse en collaboration avec la Chambre de Métiers et de l’Artisanat de la Creuse mène un européen EQUAL intitulé CREUS’AC afin d’améliorer l’accueil de publics originaires du Royaume-Uni, de l’Ile de Mayotte, de la Réunion, de la Turquie et des pays d’Europe de l’Est.
Parmi les nouveaux arrivants sur le territoire creusois, un grand nombre sont d’origine anglophone.
Ils sont souvent porteurs de projets économiques notamment dans le secteur du bâtiment. La Chambre de Métiers et de l’Artisanat de la Creuse s’est rapidement positionnée, face à ce nouveau phénomène, pour proposer des outils adaptés tels que des permanences spécifiques à destination des porteurs de projet anglophones ou des stages bilingues de préparation à la création d’entreprise artisanale.
Ces deux outils mis en place dans le cadre du programme européen EQUAL CREUS’AC sont les premières étapes pour franchir le pas vers la création d’entreprise. Cependant, l’obstacle de la langue demeure important lorsque les professionnels sont confrontés au langage technique. Le projet "CREUS’AC" a ainsi permis à la Fédération Compagnonnique des Métiers du Bâtiment de concevoir un glossaire sur les termes techniques les plus couramment utilisés dont le contenu a été validé par un groupe de professionnels installés en Creuse. Ce glossaire a pour objectif de favoriser l’harmonisation des pratiques et des compétences des artisans du bâtiment installés récemment en Creuse et de disposer d’un guide auquel ils peuvent se référer.
Projet co-financé par l'Union Européenne, le Conseil Régional du Limousin et le Conseil Général de la Creuse.
Du 14 au 16 mai dernier, sur le site de la plateforme QSE ACADEMY, 50 jeunes ont décidé de relever le DEFI DV.Il s’agit d’un concours entre établissements scolaires dont l’objet est la réalisation d’un élément en béton armé. Il s’adresse aux élèves de 2ème année CAP/BEP ou Bac Pro en provenance d’établissements situés sur le territoire de DV CONSTRUCTION.
Le défi répond à 3 objectifs :
1 - Rapprocher le monde professionnel de l’enseignement.
2 - Dynamiser la politique de relations écoles de l’entreprise.
3 - Véhiculer une image attractive des métiers du BTP.
Chaque équipe formée de 5 jeunes a disposé des mêmes équipements, des mêmes matériaux et du même temps pour réaliser le coffrage, le ferraillage, le coulage puis le décoffrage d’un fronton.
Ont participé :
- Le lycée professionnel Martin Nadaud de Bellac
- La FCMB Limoges
- Le lycée professionnel Jean de Berry de Bourges
- AFORPROBA
- CFA Jean Fontaine d’Orléans
- Le lycée professionnel Bayard de Toulouse
- Le lycée professionnel Martin Nadaud de Saint Pierre des corps
- Le lycée des métiers de Blanquefort
- Le lycée professionnel Le Sidobre de Castres
- Le lycée professionnel François Andreossy de Castelnaudary.

Le lauréat du concours a été le lycée professionnel Martin Nadaud de Saint Pierre des Corps qui s’est imposé pour la troisième année consécutive.
Suivait le LP Le Sidobre de Castres.
L’équipe de la FCMB, représentée par des stagiaires de la section maçonnerie dont Laurent, Guillaume, Jean Marie, Pierre et Romuald a fini, quant à elle, troisième de ce concours.
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Ces stagiaires relevaient soit de contrat en alternance, soit du Centre Permanent Professionnel des métiers du bâtiment de la Haute Vienne financé par le Conseil Régional ou soit du congé individuel de formation.
Aujourd’hui le monde de la construction explose sous la commande alors que ces compétences chaque jour se raréfient.
Le chômage y est pourtant rare, les carrières rapides, les débouchés nombreux et diversifiés. Pourtant, le bâtiment a toujours du mal à attirer les jeunes.

Pour combattre cet état de fait, il nous faut donner une image qui corresponde aux réalités des pratiques et des innovations technologiques et contemporaines. Ce constat partagé par plusieurs pays de la communauté européenne a amené la FCMB de Limoges à développer un concept européen dans le cadre de l’enseignement supérieur sur la sauvegarde du patrimoine appelé UNIEMA (Université Européenne des Métiers et des Arts) .
Ce concept novateur et fédératif mis en place par les Compagnons de Limoges, en collaboration avec l'Université de Limoges, les professionnels de la FFB, SCOP, CAPEB, les collectivités territoriales dont la Région du Limousin, doit assurer un pôle innovant et une vitrine technologique moderne à ce réseau européen aujourd'hui principalement constitué de l'Espagne (Barcelone et Saint Jacques de Compostelle), de l'Italie (Florence), du Portugal (Lisbonne) et prochainement de la Pologne (Gdansk).
Ce projet de plate-forme de développement durable s'inscrit dans un programme ambitieux de conserver le siège européen de l’UNIEMA à Limoges.

Le BTP a besoin de cadres. La licence professionnelle "Diagnostic, Maintenance, Réhabilitation du Patrimoine" permet à des jeunes d'exprimer leur passion. La troisième promotion de cette licence n'a pas failli à la règle puisque sur les 14 candidats inscrits à la session 2007-2008, 13 ont obtenu le diplôme.
Qu'est-ce que la Licence DMRP ?
La Licence Diagnostic Maintenance Réhabilitation du Patrimoine Bâti est une formation en alternance d’une durée minimum de 12 mois (septembre à septembre). Elle est destinée à des personnes de niveau Bac + 2 ou équivalent venant de la formation initiale (DUT, BTS, VAE) ou à des salariés ou indépendants de même niveau.
Cette formation repose sur une spécialisation ciblée sur les besoins exprimés en «Diagnostic , Maintenance et Réhabilitation de bâtiment» et bénéficie d’un réseau international de formateurs spécialistes du bâtiment et techniques anciens, en liaison avec les centres de formation de la restauration de Florence en Italie et de l'Institut Gaudi de Barcelone en Espagne ainsi que les universités qui leurs sont partenaires.
C’est dans le cadre de l’Université Européenne des Métiers et des Arts que ce réseau agit et c’est par cet intermédiaire que nos stagiaires de la licence sont partis, cette année, en Espagne partager les techniques de réhabilitation.
Placée sous la tutelle du secrétariat d’Etat aux PME, au Commerce, à l’Artisanat et aux professions libérales auprès du ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, la Société d’Encouragement aux Métiers d’Art est une association loi 1901 reconnue d’utilité publique qui a pour but de dynamiser le secteur des métiers d’art en France et à l’international. Elle dispose d’un réseau de délégués régionaux et départementaux. Ils sont chargés de relayer l’action de la SEMA auprès des professionnels et la représente auprès des décideurs locaux.
Organisés, chaque année, dans les départements, les régions, puis au plan national par la SEMA, les prix SEMA ont pour objectif d’encourager et de valoriser les savoir-faire spécifiques aux métiers d’art. Les prix destinés aux jeunes de moins de 26 ans en cours de formation ou en apprentissage ont pour objectif d’encourager et de mettre en valeur les savoir-faire spécifiques aux métiers d’art auxquels se destinent les élèves de lycées, d’écoles techniques et professionnelles, de centres de formation d’apprentis et les étudiants des écoles d’art.
Jeunes et professionnels seront jugés, sur dossier et sur présentation d’une œuvre réalisée depuis moins de trois ans, dans les départements où est installé leur établissement scolaire, leur organisme de formation ou leur entreprise.
Un jeune ébéniste, Kaspar FOORS, a souhaité répondre à ce concours. Ce qui l’a motivé c’est de pouvoir donner corps à des idées, montrer que tradition et modernité ne sont pas incompatibles.
C’est ce qu’il a démontré à travers l’œuvre présentée au jury le 19 juin dernier et pour laquelle il a reçu le premier prix SEMA départemantal.
Son parcours est assez atypique. « Citoyen du Monde » aurait dit Voltaire. En effet ce jeune après avoir travaillé en Suisse, au Costa Rica, en Italie dans les domaines de l’agriculture biologique, décide en arrivant en France de se consacrer à sa passion le bois et plus particulièrement l’ébénisterie.
Ce concours lui a permis, dit-il « de sortir de l’ordinaire, du classique" et de créer selon ses propres idées, d’aller sur des techniques plus approfondies que celles observées dans le cadre du CAP notamment en terme d’incrustation de bois massif.
Quand on lui demande quelle expérience il en retire, il répond sans hésiter : "une liberté, la main façonne notre pensée".
Après son CAP, Kaspar ne compte pas s’arrêter en si bon chemin et va poursuivre sur une formation en sculpture afin d’étoffer son savoir d’ébéniste.
Ce concours organisé par la Société Nationale des Meilleurs Ouvriers de France avec le double parrainage du Ministère de l’éducation nationale et du Secrétariat d’Etat aux Petites et Moyennes Entreprises, à l’Artisanat et au Commerce, permet aux jeunes sous statut scolaire, sous contrat de travail ou en formation professionnelle de niveau V, d’accéder aux exigences de l’excellence dans leur métier.
L’objectif de ce concours est d’encourager les jeunes professionnels à présenter des réalisations de qualité, conçues et élaborées de façon parfaite et artistique dont le contenu et la notation correspondent au référentiel du diplôme.Participer au concours MAF représente une préparation et un engagement importants de la part du jeune et de son formateur.
Ce concours permet de promouvoir les métiers manuels et valorise chez les participants, futurs professionnels, les qualités personnelles d’innovation, de compétition ainsi que le goût du travail bien fait.
Pour ce concours, la FCMB a présenté deux jeunes stagiaires en CAP, un ébéniste et un menuisier, qui avaient pour tâche de réaliser, pour le premier, une table écritoire inspirée de Giuseppe MAGGIOLINI, ébéniste Italien du XVIIIème siècle et pour le second, une table basse.
Plus de 250 heures de travail pour ces deux jeunes, David BARJOU et Clément DUPOUX. Tous deux ont été médaillés, respectivement or et bronze, au concours départemental puis régional. Un travail de longue haleine qui relève du défi personnel. Ils ont travaillé pendant les cours mais surtout sur leur temps libre et leurs week-ends, toujours encadrés par leur formateur envers lequel ils sont très reconnaissants.
Lorsque Clément DUPOUX s’est inscrit sur proposition de son formateur, Jean PAROT, il s’agissait avant tout de s’évaluer. Ce passionné d’art avoue que cette œuvre lui a demandé : "Rigueur, ténacité et maîtrise de soi" mais aussi que ce projet lui a permis de côtoyer de nouveaux matériaux, comme l’étain, et de connaître de nouvelles techniques.
Le dessus de table étant en deux courbes, il fallait trouver le rayon des cercles, préparer les gabarits en conséquence et opérer à l’usinage. La finition a également été intéressante en terme d’apprentissage puisqu’il s’agissait d’utiliser un vernis à polir. Clément est, pour la rentrée de septembre, inscrit dans un lycée professionnel afin de faire une mise à niveau en Arts Appliqués dans le but de préparer un Diplôme des Métiers et des Arts à l’école Boulle ou à Ravel.
Souhaitons lui bonne chance !
Le partenariat entre la FCMB Limoges et DV Construction - filiale régionale de Bouygues Construction - existe depuis plus d'un an sur Limoges. Ces deux entités se sont associées dans le fonctionnement d’une plateforme QSE ACADEMY portant sur des formations relatives à la qualité, à la sécurité et à l’environnement appliqués aux chantiers.
Nombre de cycles de formation ont déjà eu lieu dans les locaux de la Cité des Métiers et des Arts - musée des Compagnons - et ont accueilli plus de 260 compagnons.

En mai dernier, les dirigeants de ces deux structures ont conforté leur partenariat en signant une convention portant acte de la volonté commune de développer des actions de formation en direction du développement durable.