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PRésentation


Espace 
Entreprise

École

des Métiers 

du Bâtiment

et du Patrimoine

"La connaissance

est une énergie

renouvelable

inépuisable."

Les Compagnons du Tour de France de la Fédération, en partenariat avec la municipalité, se sont implantés en juillet 1994 à Arras, mettant ainsi en place la première présence compagnonnique dans le Pas-de-Calais. Trois axes importants y sont développés :

Un atelier de formation
Pour enseigner les métiers et susciter chez les jeunes de la région, l'envie de partir sur le Tour de France.
(Adresse du Centre Artois-Ternois ci-dessus).

Un siège d'itinérants
héberge les jeunes itinérants des quatre corporations adhérentes à la Fédération.

14, rue des Teinturiers
62000 Arras
Tél. : 03 21 51 36 39

Une maison des métiers
accueille le public et informe sur le compagnonnage et ses métiers :
exposition, documentation technique, réunions d'informations sur les métiers du bâtiment et sur
les formations.

La Fédération Compagnonnique "Groupe Ile de France" a ouvert un atelier de formation le 8 Septembre 1994 dans le métier de la charpente bois de niveau CAP et BEP avec 14 élèves stagiaires. Aujourd'hui, cet atelier est le plus fréquenté par les jeunes de la région et accueille 48 élèves par an. Le bois est en effet un matériau très apprécié.

Le 9 Septembre 1996, la mise en place d'un atelier de toiture vient compléter l'atelier de charpente, suite à une forte demande des entreprises locales manquant d'ouvriers qualifiés, spécialisés dans la pose de l'ardoise et le façonnage des métaux (zinc, cuivre, plomb). 14 élèves stagiaires se sont alors inscrits à cette filière qualifiante de niveau CAP/BEP. Aujourd'hui, elle en reçoit le double.

D'autre part, la diversité des connaissances nécessaires au métier de charpentier attire un grand nombre de personnes parce qu'elle ouvre de larges horizons et permet par la suite maintes spécialisations  pour occuper des postes à responsabilité au sein des entreprises, des bureaux d'études ou encore enseigner. (Voir fiches métiers à disposition au centre de formation)

 

    Jeumont, ville d'échanges et de passage était appelée au début de notre ère (an 868), JOVIS MONS, Mont de Jupiter. C'était un poste militaire romain placé sous la protection de Jupiter. L'époque médiévale a vu l'édification d'un château (12ème siècle). Les seigneurs de Jeumont étaient membres de la puissante famille des Seigneurs de Barbançon. A la fin du 18ème siècle, Vauban, dans son programme de fortification du nord de la France, établit une ligne de défense de Mons (Belgique) à Jeumont.
   Sur 100 ans, au 19ème siècle, la population de Jeumont s'est multipliée par 10 et sur la première moitié du vingtième siècle elle a doublé en nombre d'habitants. Terre d'édification, Jeumont a vu s'implanter une très importante activité industrielle ainsi que le développement d'un habitat dense de qualité.

    Jeumont traversée par les voies fluviales, les lignes internationales de chemins de fer (Moscou, Varsovie, Berlin, Namur, Liège, Charleroi ... en direction de Paris) a été une ville frontière de premier plan dans tous les domaines. C'est ainsi que de nombreux chefs d'état et aux autres personnalités eurent l'occasion de découvrir Jeumont, notamment les tsars qui voyageaient entre Paris et Moscou. Georges Simenon a utilisé la gare de Jeumont, construite en 1860, comme théâtre d'un de ses romans.
    Depuis 40 ans, Jeumont s'est agrandie, s'est modernisée, a mis en oeuvre une politique pour la jeunesse, de la culture et des sports. La ville a développé l'action sociale et a amélioré son cadre de vie pour devenir une ville moderne et agréable malgré les difficultés économiques de cette fin de siècle.
    C’est une terre d'Histoire mais aussi de culture, d'une culture urbaine empreinte de ruralité. En effet, Jeumont fait partie d'un chapelet de villes moyennes, long de 25 kilomètres, suivant les méandres de la Sambre qui se jette dans la Meuse. Cet ensemble de communes, dit du Val de Sambre, est au coeur d'une région ouverte, l’Avesnois, appelée "La Petite Suisse du Nord". Et là, qu'il s'agisse d'art et de patrimoine, de culture et de tradition, de gastronomie et de terroir, l’Avesnois ne souffre pas de la comparaison avec les autres régions de France. Pays du Maroilles, fin fromage fort, mais aussi des anciennes brasseries du 18ème siècle, les carnavals et foires y sont légions. C'est aussi la Terre des Géants, tradition du Nord encore très et vivante.

    Le département du Nord est celui où nous rencontrons le plus d'artisans d'art en France. Dans l’Avesnois, une tradition dans les métiers de la pierre et du marbre a obtenu ses lettres de noblesse : des cheminées du château de Versailles sont en marbre de Coussolre. La vallée du marbre de Bellignies a connu ses heures de gloire, les carrières et les marbriers y étaient organisés en corporations et un compagnonnage très local était implanté. Les plâtriers font toujours banquet à la Saint-Luc et sont organisés en société.
    La fête de la Saint-Joseph concerne tous les métiers du bois et les fêtes patronales, liées aux métiers de l'industrie y sont encore très vivantes. Très localement, autour de la ville de Solre, nous trouvons le château à 15 kilomètres de Jeumont, une concentration de clochers et tourelles à bulbe très impressionnantes. Les charpentiers y ont marqué leur passage. La présence d'ardoisières dans les Ardennes a pendant des siècles permis de coiffer les bâtiments d'ardoises de très grande qualité, surtout en Thiérache, au sud de l’Avesnois. Les ouvrages de ferronnerie attestent de savoir-faire très implantés, et les maçons du Nord, en mariant briques et pierres bleues par des appareillages dont ils ont seuls le secret, ont apporté beaucoup de couleurs au patrimoine local.
    Cette terre de labeur, ces empreintes de savoir-faire et les traditions de métiers encore vivantes sont autant de signes d'une région très sensible aux métiers de la construction et au patrimoine. Ce fut une terre de passage pour nos Compagnons qui l'ont d'ailleurs chantée :

En revenant des Flandres
L’était un Compagnon qui revenait des Flandres
Avait suivi l’Escaut, la Meuse et ses méandres
Revenait sur Paris pour y monter en Chambre
Et dire à nos coteries qui voudraient bien l’entendre
Sur le grand Tour de France, il y a du bon temps à prendre
Des marbres d’Athéna aux vieux beffrois des Flandres
Du pays d’acacia aux forêts des Sicambres
Là, nos vieux Devoirs peuvent bien s’y défendre !
Si les pavés sont durs, les filles ont les yeux tendres
Allons les gars, la liberté n’est pas à vendre !
L’auteur de la chanson, Coteries, n’est pas de Flandre
Les bords du bleu Léman, pour lui valent la Sambre
Là, chez Fraternité, venez aussi vous rendre !
Flottez Couleurs !
Roulez Rouleurs !
Qu’il fait bon voyager
Au Devoir Etranger !

P. BAUMANN - Genevois, la Fraternité de Plainpalais.